Une hygiène renforcée suffit-elle à réduire l’antibiorésistance en pouponnière ?
L’hygiène renforcée n’a pas réduit la prévalence globale des E. coli résistants dans cette étude, bien que l’abondance fécale de blaTEM-1 ait différé entre les groupes.
L’hygiène renforcée n’a pas réduit la prévalence globale des E. coli résistants dans cette étude, bien que l’abondance fécale de blaTEM-1 ait différé entre les groupes.
Problème : Une meilleure hygiène est souvent proposée pour limiter la diffusion de bactéries résistantes, mais son effet isolé dans les bâtiments de porcelets sevrés est mal quantifié.
Méthodes : Trois répétitions de lots ont été étudiées dans un groupe à hygiène renforcée (nettoyage, désinfection, retrait de poussière et contrôle des mouches) et un groupe témoin, avec culture, qPCR et séquençage d’E. coli provenant notamment de fèces, mouches, aliments, poussières et surfaces.
1. Sur 88 échantillons cultivés sélectivement, aucune différence significative de prévalence globale d’E. coli résistant n’a été observée entre les groupes à hygiène conventionnelle et renforcée (p>0,05).
2. Les E. coli résistants à l’ampicilline étaient très fréquents, notamment dans 100 % des échantillons fécaux des deux groupes, tandis qu’aucune résistance à la ciprofloxacine n’a été détectée dans les échantillons étudiés.
3. Malgré une différence significative de l’abondance fécale du gène blaTEM-1 (p<0,01), l’intervention d’hygiène seule n’a pas réduit globalement l’antibiorésistance, probablement parce que plusieurs sources et voies de dissémination persistaient.
Publication originale
Jaleta M et al. Improvements of weaned pigs barn hygiene to reduce the spread of antimicrobial resistance. Frontiers in Microbiology. 2024;15:1393923.